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Travail réalisé par,                                                             Classe de 2Sp1, Psychopédagogie
KLINKENBERGH Isabelle                                                  Professeur : M. Quinet
LAURENSIS Barbara
T’ JEAN Anne-Lyse
TRABSZO Nancy                                       







LA PEDAGOGIE DU PROJET























Institut de formation continuée
Rue Jonfosse, 80                                                                          Année scolaire 2005-2006
4000 Liège                                                                                   


1. Table des matières


page


1. Table des matières
   2
2. Définitions
3
3. Objectifs
4
4. Caractéristiques du projet
5
    1. Les acteurs
5
    2. Le contenu
5
    3. L’ampleur
5
    4. Le degré de nouveauté
6
5. Les étapes du projet
7
    1. Motivation
7
    2. Choix
7
    3. Analyse
8
    4. Programmation
8
    5. Exécution
9
    6. Evaluation
9
6. Comparaison entre la pédagogie traditionnelle et la pédagogie du projet
10
    1. Schéma de la pédagogie traditionnelle
10
    2. Schéma de la pédagogie du projet
11
    3. Tableau comparatif
12
7. Les points forts et les dérives
13
    1. Les points forts
13
    2. Les dérives
14
8. Qui dit projet sous-entend participation et motivation
15
    1. Participation
15
    2. Motivation
15




9. Résumé
17









2. Définition

La pédagogie du projet a commencé à être appliquée dans les écoles dans les années 1980.

Selon le Petit Robert, un projet se définit comme suit : « Image d’une situation, d’un état que l’on pense atteindre. Synonymes : dessein, idée, intention, plan, programme, résolution. »

La définition de la pédagogie du projet est, quant à elle, un peu plus complète. Le Grain, l’explique comme ceci :
« Le projet est une tâche définie et réalisée en groupe, issue d’une volonté collective, aboutissant à un résultat concret, matérialisable,  communicable, et présentant une utilité sociale. »

La pédagogie du projet vise trois grands principes :

§  Le travail en équipe sans hiérarchie : tous les intervenants sont sur un même pied d’égalité.

§  L’apprentissage via la pratique : c’est en stimulant la curiosité des élèves que leur savoir se construit.

§  Elle s’oppose au monde du strict enseignement qui propose des contenus dont les élèves perçoivent mal la signification et l’utilité immédiate.















3. Les objectifs

 

Les objectifs établis permettront d’organiser les apprentissages pour dégager les aptitudes que l’élève va acquérir progressivement lors du projet.

En ce sens : « Un objectif se définit comme un comportement (ou une performance) dont l’élève doit se montrer capable pour être reconnu compétent ».

Le projet se base sur plusieurs objectifs :

§  Objectif général : formulation du projet.

§  Objectif opérationnel : Il s’articule autour de cinq questions : Qui ? Fait quoi ? Que devons-nous obtenir ? Avec quels moyens ? Quels sont les critères de réussite ?

§  Objectifs intermédiaires cognitifs : ils définissent les savoirs à acquérir.

§  Objectifs intermédiaires affectifs : ils définissent les savoirs-être à acquérir.

§  Objectifs intermédiaires psychomoteurs : ils définissent les savoirs-faire à acquérir.



L’organisation de ces objectifs est essentielle pour mener à bien un projet.











4. Les caractéristiques du projet



1. Les acteurs

Les acteurs impliqués dépendent de la nature du projet. Dans le cadre de l’enseignement, on retrouve les étudiants, les professeurs, le secrétariat et la direction.

De plus, il existe le plus souvent une personne moteur au sein du groupe organisateur du projet.

Chaque participant prend de l’importance et joue un rôle dans le bon déroulement du projet. Les rôles peuvent être interchangés au cours du déroulement du projet et plus particulièrement, pour un travail à long terme.


2. Le contenu

Le contenu du projet est essentiel. De celui-ci dépendent l’organisation, le choix des lieux, les dates, le matériel, les démarches,…

Le choix du projet n’est pas aléatoire. Il doit correspondre aux objectifs que l’on a fixés, c’est-à-dire une chaîne d’actions permettant d’atteindre un but précis.


3. L’ampleur

Elle dépend du nombre de personnes impliquées, du temps nécessaire à sa réalisation ainsi que de l’importance des moyens utilisés, principalement financiers.









4. Le degré de nouveauté

Il existe trois types de projets :

§  Le mimétisme : copier une initiative observée ailleurs.
§  L’adaptation : adapter un projet existant à une nouvelle situation.
§  L’invention : imaginer, concevoir un nouveau projet.


Il est important de connaître ces caractéristiques afin de les maîtriser. C’est une sécurité de manière à apprécier la faisabilité du projet par rapport aux objectifs poursuivis.






























5. Les étapes du projet



1. Motivation

   Le projet naît d’une suggestion de la personne-ressource (généralement le professeur) pour donner une impulsion. Suite à cette proposition commence une phase de réflexion qui fait appel aux idées des élèves et à leur créativité.

 
 


Le rôle du professeur :

§ Proposer aux étudiants la réalisation d’un projet.
§ Donner une impulsion externe motivante.
§ Tenir compte des intérêts et des avis des élèves.


2. Choix

Toutes les idées des élèves ne sont pas réalisables et ne représentent pas un intérêt pour tous. Il est cependant indispensable d’accorder de l’attention à chaque proposition et d’imaginer le contenu du projet comme s’il était déjà réalisé, afin de s’assurer de sa viabilité (moyens financiers, techniques, humains,…)

Une fois le tri effectué, il reste bien souvent deux ou trois projets réalisables, qui feront l’objet d’un vote à la majorité.

 
 


Le rôle du professeur :

§ Favoriser les échanges, le débat, écouter et guider.
§ Fixer les objectifs pédagogiques.
§ Vérifier que le projet soit accepté par la totalité du groupe.
§ S’assurer de la cohérence du projet par rapport au programme à suivre.







3. Analyse

Il est nécessaire d’analyser les tâches et d’inventorier les contraintes et les ressources :

§ Matérielles (équipement et matériel)
§ Humaines (personnes disponibles)
§ Financières
§ Méthodologiques
§ Internes ou externes à l’établissement scolaire
§ Directes (rapidement mobilisables) ou indirectes (nécessitant du temps pour l’acquérir)

 
 


Le rôle du professeur :

§ Anticiper les réticences.
§ Prévoir les obstacles et décider des stratégies à mettre en place pour les contourner.
§ Trouver des solutions permettant aux élèves de poursuivre le projet.


4. Programmation

Elle est composée de deux étapes :

§ L’organisation du travail dans le temps
§ La répartition des tâches entre les divers acteurs du projet

Au cours de l’élaboration du plan de travail, le professeur pourra réellement mesurer l’implication de chacun des élèves. Si ceux-ci ne s’investissent pas, le professeur tentera de comprendre les réticences afin que chacun trouve sa place au sein du projet.

 
 


Le rôle du professeur :

§ Encadrer les étudiants lors de ces deux étapes.
§ Veiller à la bonne répartition des tâches et au respect des objectifs.
§ Essayer de comprendre les réticences des éventuels récalcitrants.




5. Exécution

C’est l’étape de la mise en œuvre du projet.


 
Le rôle du professeur :

§ Appuyer les étudiants dans leurs démarches et recherches sans pour autant les réaliser à leur place.
§ Etre une personne-ressource sur laquelle les élèves peuvent s’appuyer.
§ Recadrer les élèves lorsque ceux-ci s’écartent des objectifs fixés.
§ Stimuler le groupe quand celui-ci connaît une démotivation.
§ Superviser la progression, l’exécution et le bon déroulement du projet.


6. Evaluation

Cette démarche intervient tout au long de la réalisation du projet. Elle portera sur :

§ L’état d’avancement du projet
§ La progression vers les objectifs
§ Le résultat de l’activité
§ Le résultat de l’apprentissage

Les élèves doivent régulièrement s’auto-évaluer et mettre en évidence les points positifs et négatifs. Il est cependant primordial d’effectuer une évaluation globale et de réfléchir aux améliorations possibles à la fin du projet.

 
 


Le rôle du professeur :

§ Faire un bilan et aider les élèves à clôturer leur projet.
§ Rechercher les points positifs et négatifs.
§ Amener les élèves à penser plus loin que leur projet, c’est-à-dire à une suite qui peut en découler.





6. Comparaison entre la pédagogie traditionnelle et la pédagogie du projet



1. Schéma de la pédagogie traditionnelle

Le professeur est en position frontale, il est l’intermédiaire du savoir et le juge.
 










































2. Schéma de la pédagogie du projet

Les élèves sont face à la tâche qui les mènera au savoir. Le rôle du professeur est de se placer derrière eux afin de les aider.

 


























                        

LE PROFESSEUR
 
 












3. Tableau comparatif


Pédagogie traditionnelle
Pédagogie du projet
Les objectifs intermédiaires peuvent être communiqués clairement par le professeur.
Les objectifs intermédiaires sont à déterminer clairement par l’apprenant.
L’acquisition des connaissances est échelonnée selon une progression rationnelle du simple au complexe.
L’acquisition des connaissances se fait en fonction de l’apparition des besoins.
Les savoirs sont définis par eux-mêmes (hors contexte de l’apprentissage).
Les savoirs sont étroitement liés au contexte d’apprentissage
Ils sont décomposés analytiquement et organisés linéairement.
Les savoirs sont présentés dans la complexité de leurs relations réelles.
Le domaine cognitif est privilégié au détriment des conditions socio-affectives de l’apprentissage.
Le contexte personnel (motivation, image de soi, etc.) compte autant que les choses apprises.
L’élève est pris en main par le dispositif. Il n’a qu’a suivre.
L’apprenant se prend en main et contribue à la mise en place du dispositif.
Dans la situation idéale, l’élève ne devrait pas commettre d’erreurs.
On apprend par essais, erreurs et corrections. L’erreur est normale, elle fait partie du processus d’apprentissage.
L’apprentissage est très fortement individualisé.
L’apprentissage est très socialisé.

La coopération entre apprenants est soit non prévue, soit faible, soit même interdite.
La collaboration entre apprenants est fortement encouragée. C’est même une condition de l’évaluation.
L’évaluation est fortement orientée sur le résultat final.
L’évaluation prend en compte le processus autant que le résultat final.
Le niveau d’aventure est faible
Le niveau d’aventure est fort.






7. Les points forts et les dérives


1. Les points forts

Ce type de pédagogie est enrichissant tant au niveau social qu’au niveau cognitif.


Au point de vue social, la pédagogie du projet :

§  Favorise l’autonomie, la solidarité, la prise de responsabilités et la confiance en soi.
§  Développe la mise en œuvre de compétences qui pourront être exploitées dans d’autres disciplines ou en dehors du cadre scolaire.
§  Amène l’élève à écouter les autres, à donner son point de vue et à le défendre.



Au point de vue cognitif, la pédagogie du projet :

§  Place l’élève au centre de son apprentissage afin qu’il construise son savoir.
§  Confronte l’élève à des problèmes qu’il doit résoudre.
§  Propose un enseignement plus varié et motivant en donnant du sens aux apprentissages par la production d’une tâche concrète.
§  Fait intervenir les savoirs, les savoir-être et les savoirs-faire.














2. Les dérives

Cette pédagogie peut également amener certaines dérives :

§  Si l’enseignant consacre plus d’énergie au projet que ses élèves, il doit y avoir un signal d’alarme.
§  Si l’enseignant accorde plus d’attention au produit fini qu’au profit que peuvent retirer les élèves du travail en terme d’apprentissage.
§  Si les tâches sont réparties de manière à ce que l’élève utilise ses propres compétences mais n’en développe pas de nouvelles.
§  Si le professeur oublie les apprentissages théoriques essentiels afin de les mettre en pratique et ne se consacre qu’à l’avancement du projet.
§  Si le projet s’invente au fur et à mesure que le temps passe. Il est impératif que les objectifs soient clairement définis dès le début.




























8. Qui dit projet sous-entend participation et motivation


1. La participation

La démarche active de l’élève est nécessaire à l’apprentissage car un élève qui reste passif n’apprendra pas de manière optimale.


2. La motivation

L’élève a besoin d’une situation concrète, crédible et intéressante. En effet, la conception que l’élève se fait des buts de l’école influence de manière significative son engagement, sa participation et sa persévérance dans les tâches scolaires. Motiver l’élève, c’est le confronter à une situation qui le concerne.


Comment motiver un élève ?

a) Au niveau pédagogique :

§  Méthode active (auto-socio-construction).
§  Impliquer les élèves en valorisant leur travail, en dialoguant, en favorisant la critique et les débats.
§  Démarches et outils non traditionnels : recherche sur Internet, interventions de personnes extérieures, recherches dans le dictionnaire,…
§  Evaluation formative pour faire progresser l’élève, détecter les difficultés en cours d’apprentissage et rendre compte des acquis.
§  Etablir des consignes et des règles.
§  Faire part des objectifs du cours aux élèves.
§  Varier les activités au cours de la leçon et alterner les méthodes pédagogiques afin de garder l’attention des élèves.









b) Au niveau du climat en classe :

§  Etablir une relation de confiance entre l’enseignant et les élèves ainsi qu’entre les élèves.
§  Instaurer un climat d’entraide et de coopération entre les élèves.
§  Eviter la compétition au sein de la classe mais encourager l’émulation.
§  Valoriser le résultat obtenu, tant par les élèves que par le professeur.




Pour conclure, comme le disait Gérard de Vecchi : « Aider les élèves à apprendre, c’est aussi se pencher sur soi, sur sa propre pédagogie ! ».



























9. Résumé


La pédagogie du projet vise trois grands principes : le travail en équipe sans hiérarchie, l’apprentissage via la pratique et l’opposition au monde du strict enseignement.

Elle comporte 6 étapes :                                

§  La motivation : elle naît d’une suggestion de la personne ressource pour donner une impulsion aux élèves.

§  Le choix : toutes les idées n’étant pas réalisables et n’intéressant pas nécessairement tous les élèves, un tri sera effectué. Les projets restants seront voté à la majorité.

§  L’analyse : le but est de répertorier les contraintes et les ressources (matérielles, humaines, financières, méthodologiques, internes ou externes à l’établissement scolaire, et directes ou indirectes).

§  La programmation : elle est composée de deux étapes : d’une part, l’organisation du travail dans le temps, et d’autre part, la répartition des tâches entres les divers acteurs du projet.

§  L’exécution : c’est l’étape de la mise en œuvre du projet.

§  L’évaluation : elle intervient tout au long du projet, et non pas juste à la fin.


La pédagogie du projet, contrairement à la pédagogie traditionnelle se base sur des valeurs en relation directe avec les élèves. En voici quelques exemples :
                  Le contexte personnel (motivation, image de soi…) compte autant que les choses apprises ;
 L’apprentissage est très socialisé ;
 On apprend par essais, erreurs et corrections. L’erreur est normale, elle fait partie du processus d’apprentissage ;
 La collaboration entre apprenants est fortement encouragée. C‘est même une condition de l’évaluation ;
 L’évaluation prend en compte le processus autant que le résultat final.




Comme nous l’ont montré ces exemples, cette méthode mise sur l’étudiant et l’amène à progresser par lui-même. Le professeur n’est plus le détenteur du savoir qu’il transmet à la classe. Il est une personne ressource qui aide les étudiants dans la recherche de ce savoir. L’enseignant collabore avec les élèves en les guidant vers la réussite.

Les étudiants sont donc responsabilisés et autonomes. Bien souvent, cette technique engendre la motivation, le dynamisme et l’enthousiasme qui leur manquent durant les cours donnés de manière traditionnelle.


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