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Henri DORVIL et Robert Mayer

Respectivement travailleurs sociaux, professeurs,
École de Travail social, UQÀM
et , École de service social, Université de Montréal

(2001)




“Les approches
théoriques.”








Un document produit en version numérique par Jean-Marie Tremblay, bénévole,
Professeur sociologie au Cégep de Chicoutimi

Dans le cadre de "Les classiques des sciences sociales"
Une bibliothèque fondée et dirigée par Jean-Marie Tremblay, sociologue

Une collection développée en collaboration avec la Bibliothèque
Paul-Émile-Boulet de l'Université du Québec à Chicoutimi






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Jean-Marie Tremblay, sociologue
Fondateur et Président-directeur général,
LES CLASSIQUES DES SCIENCES SOCIALES.


Cette édition électronique a été réalisée Jean-Marie Tremblay, bénévole, professeur de soins infirmiers retraitée de l’enseignement au Cégep de Chicoutimi


à partir du texte de :

Henri Dorvil et Robert Mayer, “Les approches théoriques”.

Un article publié dans l'ouvrage sous la direction de Henri Dorvil et Robert Mayer, Problèmes sociaux. Tome I. Théories et méthodologies. Présentation de la première partie : “Les approches théoriques”, pp. 15-29. Québec: Les Presses de l'Université du Québec, 2001, 592 pp. Collection : Problèmes sociaux et interventions sociales.

M. Henri Dorvil, travailleur social, enseigne à l’École de travail sociale de l’UQÀM.

[Autorisation formelle de M. Dorvil accordée le 5 juin 2008 de diffuser ce texte dans Les Classiques des sciences sociales.]

 Courriel : dorvil.henri@uqam.ca

Polices de caractères utilisée :

Pour le texte: Times New Roman, 12 points.
Pour les citations : Times  New Roman 12 points.
Pour les notes de bas de page : Times  New Roman, 12 points.

Édition électronique réalisée avec le traitement de textes Microsoft Word 2004 pour Macintosh.

Mise en page sur papier format : LETTRE (US letter), 8.5’’ x 11’’)

Édition numérique réalisée le 15 juillet 2008 à Chicoutimi, Ville de Saguenay, province de Québec, Canada.




Henri Dorvil et Robert Mayer
Travailleurs sociaux, professeurs, École de Travail social, UQÀM
et École de service social, Université de Montréal.

 “Les approches théoriques”


Un article publié dans l'ouvrage sous la direction de Henri Dorvil et Robert Mayer, Problèmes sociaux. Tome I. Théories et méthodologies. Présentation de la première partie : “Les approches théoriques”, pp. 15-29. Québec: Les Presses de l'Université du Québec, 2001, 592 pp. Collection : Problèmes sociaux et interventions sociales.






















Henri Dorvil et Robert Mayer

Travailleurs sociaux, professeurs, École de Travail social, UQÀM
et École de service social, Université de Montréal.

“Les approches théoriques”.

Un article publié dans l'ouvrage sous la direction de Henri Dorvil et Robert Mayer, Problèmes sociaux. Tome I. Théories et méthodologies. Présentation de la première partie : “Les approches théoriques”, pp. 15-29. Québec: Les Presses de l'Université du Québec, 2001, 592 pp. Collection : Problèmes sociaux et interventions sociales.









L'analyse des problèmes sociaux est au cœur tant de l'intervention sociale que de la recherche sociale, et ce, depuis une longue tradition, surtout américaine, d'enseignement, de recherche et de publication sur les multiples problèmes sociaux qui se posent aux sociétés actuelles. Mais malgré cet effort, l'analyse des problèmes sociaux suscite des débats. Par exemple, pour les tenants d'une sociologie empiriste, le recours au concept de problème social implique un certain jugement de valeur (c'est-à-dire une prise de position) qui est contraire à une approche scientifique des faits sociaux. Ainsi, la question de savoir ce qu'est un problème social a toujours été fort discutée et les définitions ont varié dans le temps. C'est pourquoi il ne s'agit aucunement ici de vouloir procéder à un relevé des différentes définitions de la notion de problème social ni de présenter de façon exhaustive l'évolution de l'ensemble des théories sociologiques ou autres concernant l'analyse des problèmes sociaux puisque beaucoup d'autres l'ont déjà fait avant nous (Mayer et Laforest, 1990). Il s'agit plutôt d'amener le lecteur à distinguer les principales théories et méthodes d'analyses utilisées dans l'explication des problèmes sociaux et leurs liens avec les solutions proposées par différents groupes sociaux dans la société.

Comme c'est à la sociologie américaine que, traditionnellement, nous devons la majorité des travaux sur lesquels reposent les diverses perspectives qui président à l'analyse des problèmes sociaux, on ne s'étonnera pas du recours abondant que nous faisons, dans cette première partie, à la littérature américaine pour l'identification et le développement des principales approches. Ce qui ne nous empêchera pas de signaler également des contributions françaises et québécoises sur les thèmes à l'étude, et ce, en raison de leur apport à l'intervention sociale.

Dans un livre célèbre sur l'analyse des problèmes sociaux, Merton et Nisbet (1961), figures dominantes de la sociologie américaine de cette époque, ont souligné que l'étude des divers problèmes sociaux a donné naissance à des méthodes d'approches particulières. Ils soulignent qu'historiquement plus d'un problème social ont été amenés à l'attention du public et à la conscience collective par des romanciers et des journalistes ; leur rôle a donc été, et probablement le sera toujours, d'une extrême importance. Par ailleurs, la religion et le droit représentent depuis toujours des contextes importants dans l'approche des problèmes sociaux. Depuis les débuts de l'humanité, la morale religieuse et les codes de lois ont été les deux principales perspectives à travers lesquelles la société a envisagé les problèmes sociaux et moraux. Ces perspectives influencent fortement, encore de nos jours, nos façons de voir. Cependant, lorsque nous nous tournons vers l'approche scientifique des problèmes sociaux, nous nous trouvons dans un monde de pensées très différent. Déjà à cette époque, Merton et Nisbet déplorent l'absence d'une véritable théorie sociologique des problèmes sociaux, c'est-à-dire basée sur des affirmations claires et vérifiables. Cependant, s'il n'y a pas encore, de nos jours, de théories générales structurées et vérifiées, il n'en demeure pas moins qu'au fil des dernières décennies diverses orientations théoriques ont émergé à la suite des nombreuses études sociologiques concernant les différents problèmes sociaux.

À partir d'une revue de la littérature anglophone sur les grandes tendances analytiques dans la littérature sur les problèmes sociaux, on peut identifier six perspectives principales : la pathologie sociale, la désorganisation sociale, le conflit de valeurs, le comportement déviant, l'étiquetage et l'interactionnisme et la perspective du constructivisme (Rubington et Weinberg, 1989).

Du côté francophone, les références théoriques sont relativement similaires. Ainsi, Bachmann et Simonin (1981) ont repris les travaux de Herpin (1973, p. 22) sur les principales problématiques théoriques qui orientent l'action sociale, en Amérique du Nord et en Europe, depuis le début du siècle. Ils démontrent que, depuis son début de professionnalisation, l'action sociale s'est référée à plusieurs modèles théoriques dont les principaux sont : l'école de Chicago, le modèle culturaliste, la perspective fonctionnaliste et la problématique interactionniste. De même, Dumont (1994) met l'accent sur cinq grandes perspectives dans l'analyse des problèmes sociaux, soit la perspective de la pathologie sociale, celle du comportement déviant, celle de la désorganisation sociale, celle du conflit social et enfin celle de l'interactionnisme. Plus récemment, les travaux de Ouellet (1998) et de Lavergne (1998) ont passé en revue ces grands courants théoriques pour finalement mettre l'accent sur le constructivisme. Voyons brièvement l'évolution de quelques-unes de ces perspectives d'analyse.






Le fonctionnalisme a été, pendant longtemps, le modèle dominant dans la sociologie américaine. Simplifiée à l'extrême, cette approche conçoit la société comme un être vivant, dont chaque organe doit remplir sa fonction par rapport au tout organique (Bachmann et Simonin, 1981 ; Herpin, 1973). L'orientation fonctionnaliste (Merton et Nisbet, 1961) introduit d'abord la distinction entre les problèmes sociaux manifestes et les problèmes sociaux latents. Les problèmes sociaux manifestes sont ceux qui sont généralement reconnus comme des problèmes. Les problèmes sociaux latents sont des conditions qui ne sont pas largement identifiées comme problèmes, bien qu'en fait elles soient en désaccord avec les intérêts et les valeurs des gens. Ainsi, les problèmes sociaux présentent à la fois un aspect subjectif et objectif. Ils précisent par ailleurs que la perception populaire des problèmes sociaux, même manifestes, est souvent erronée ou inexacte, d'abord parce que nous avons généralement une perception médiatisée des problèmes sociaux et, ensuite, quelques-unes des formes les plus pénétrantes de désorganisation sociale, comme la pauvreté, ont peu de visibilité publique. Aussi, l'identification des problèmes sociaux ne devrait pas, dans ce contexte, être déterminée seulement par le jugement que porte la majorité de la population sur une condition en particulier mais aussi par des chercheurs qui ont pour fonction de formuler une évaluation plus objective et d'informer sur les conséquences, souvent inattendues, du maintien de certaines valeurs.

Pour les fonctionnalistes, les problèmes sociaux sont soit des problèmes de désorganisation sociale, soit des problèmes de déviance sociale. L'approche fonctionnaliste explique, par exemple, le phénomène de la pauvreté par le changement social interprété dans les termes d'une complexification de l'organisation sociale (Robert, 1971). Le changement technologique et la complexification qu'il entraîne dans la division du travail rendent périmés certaines fonctions et rôles sociaux. Cette dégénérescence de certains rôles conduit à une mobilité descendante, s'accompagnant d'une perte correspondante de pouvoir, de sorte que le potentiel d'adaptation des individus et des groupes ainsi touchés est gravement compromis. En somme, cette approche explique la pauvreté de certains individus ou groupes de la société par leur manque d'adaptation aux changements sociaux et culturels entraînés par le développement de la société moderne.




Proches de l'analyse fonctionnaliste, il y a ceux qui mettent l'accent sur les conflits de valeurs. Cette approche stipule que les sociétés modernes sont caractérisées par une diversité et une hétérogénéité de valeurs, ce qui aboutit à des divergences qui sont sources de problèmes sociaux (Blum, 1970, p. 103 ; Rubington et Weinberg, 1989, p. 89). Cette perspective a été largement utilisée pour expliquer divers problèmes sociaux ; de la délinquance juvénile à l'homosexualité, presque tout a été expliqué en termes de sous-culture (Herpin, 1973).

De même, à cette époque, le concept de « culture de la pauvreté » est très répandu dans la littérature du service social. Un des théoriciens les plus connus de la « culture de la pauvreté » est certainement Oscar Lewis (1966) qui se dit frappé par l'inexorable caractère répétitif de patterns de comportement adoptés par les familles dites à problèmes multiples. Ces « patterns » correspondent pour lui à une véritable structure, un ensemble modelé ayant sa propre culture, sa propre logique, un « mode de vie » transmissible de génération en génération lorsque la pauvreté a dépassé le stade d'état transitoire ou passager pour devenir une situation permanente. Toutefois, il estime que la « culture de la pauvreté » présente un aspect positif et assume une fonction d'adaptation pour les individus et les familles dans la mesure où la pauvreté elle-même est non seulement un état de privation économique ou de désorganisation individuelle ou sociale mais aussi une culture comprenant une structure et un système de rationalisation sans lesquels les pauvres ne pourraient survivre.




Rubington et Weinberg (1989) soulignent que les théoriciens de la perspective interactionniste considèrent que les définitions socialement acceptées de la déviance ou des problèmes sociaux sont subjectives. En conséquence, la tâche du chercheur consistera à tenter d'expliquer pourquoi et sous quelles conditions certains actes et certaines situations en viennent à être définis ou jugés problématiques ou déviants. Cette approche suscite donc « un renversement de la question, qui ne se pose plus désormais au sujet de la personne du déviant, mais plutôt au sujet de la réaction sociale » (Mourant, 1984, p. 156). Ainsi, pour les interactionnistes, la désignation officielle des problèmes sociaux ou des crimes ne relève pas tant d'un consensus que de l'interprétation de ceux qui interviennent dans la définition des lois et leur mise en application. Dans la même logique, par exemple, les statistiques enregistrées au sein des appareils de contrôle ne témoignent pas tant de l'ampleur objective d'une question que des activités définitionnelles des personnes qui ont concouru à la reconnaissance de ce problème (Kitsuse et Cicourel, 1963). De plus, analyser les causes de cette déviance indépendamment de l'étude de la dynamique sociale ayant contribué à l'émergence des normes morales, sociales ou pénales, c'est prendre les reflets des choses pour la réalité (Chamboredon, 1971). Pour ce courant de pensée donc, « ce qu'il importe de découvrir par l'analyse des problèmes sociaux, ce sont les forces sociales qui sont productrices de sens. Même si la misère humaine a des fondements réels, l'importance accordée à tel ou tel problème particulier, de même que les représentations qui l'entourent, dépend des individus qui ont réussi à imposer leur définition du problème dans un contexte social donné » (Manseau, 1988, p. 42). Ainsi, si l'on veut comprendre la déviance, il ne faut partir ni des individus, ni des comportements des individus, ni même des règles qui sont éventuellement transgressées, mais des situations dans lesquelles il peut advenir que soient désignés des déviants. C'est pourquoi le processus d'étiquetage (labelling) est au centre de la perspective interactionniste. Les partisans de la théorie de l'étiquetage considèrent que c'est la réaction à l'infraction qui est source de déviance et de nombreux problèmes sociaux (Delcourt, 1991 ; Landreville, 1983). Ainsi, Parent (1994), en étudiant le problème de la prostitution, donne un bel exemple de ce processus d'étiquetage social en soulignant qu'il s'agit là d'un métier longtemps réprimé et stigmatisé.




Mais rapidement d'autres perspectives d'analyse vont venir s'ajouter au courant dominant du fonctionnalisme. Toutefois, ces nouvelles perspectives, en conformité avec l'ère du temps, sont nettement plus critiques sur le plan sociopolitique ; c'est ainsi, par exemple, que l'approche féministe, l'approche de la sociologie de l'action et celle du conflit social vont venir diversifier tout en les radicalisant les modèles théoriques d'analyse des problèmes sociaux.


Vers le début des années 1970, l'approche féministe vient modifier sensiblement l'analyse des problèmes sociaux. Cette approche dénonce la recherche traditionnelle sur les problèmes sociaux parce qu'elle a été jugée comme partielle et partiale précisément parce qu'elle exclut de l'analyse les rapports sociaux de sexe. Selon Beattie (1987) et Ouellet (1991), les féministes ont développé une approche de la recherche sociale qui met l'accent sur la valorisation du vécu et du savoir des femmes, de leur intuition et de leur subjectivité. Le développement de l'approche féministe est lié au féminisme en tant que mouvement social. Pour les féministes, les problèmes des femmes sont d'abord et avant tout des problèmes sociaux, puisque ceux-ci sont issus de conditions de vie aliénantes engendrées par des rapports de sexes inégaux. L'approche féministe a largement contribué à cette prise de conscience. En favorisant le point de vue et l'expérience des femmes, la démarche féministe a permis l'exploration de sujets et de problèmes sociaux peu abordés jusqu'alors et elle a permis la réalisation d'un nombre important de recherches sur les problèmes sociaux vécus par les femmes tels que ceux vécus par rapport au travail, à la maternité ou à la violence conjugale (Gaucher et al., 1981).





Vers la même période, certains sociologues, surtout européens, s'efforcent de développer une sociologie de l'action dans laquelle l'étude des mouvements sociaux est au cœur de la réflexion sur le changement social et l'analyse des problèmes sociaux. Ainsi, par exemple, Touraine (1969, 1978, 1984) estime que la société moderne se produit elle-même et, dans plusieurs ouvrages, il analyse les nouveaux problèmes sociaux qui menacent nos sociétés. A ce propos, il avance l'hypothèse que les nouveaux problèmes sociaux sont désormais ceux qui touchent la technocratie, les consommateurs et les professionnels le plus directement, à savoir ceux que posent l'enseignement, la santé publique et l'organisation de l'espace social (1969, p. 101). Il est à noter que ce sont précisément ces problèmes qui ont constitué les champs d'action des premiers comités de citoyens des années 1970. Partant des actions conflictuelles à partir desquelles la société se produit et agit sur elle-même, Touraine élabore une sociologie de l'action qui s'intéresse à l'étude des mouvements sociaux qui visent la recherche de solutions aux divers problèmes sociaux. En somme, dans cette perspective, l'analyse des problèmes sociaux est étroitement reliée à l'étude des mouvements sociaux.





Toujours dans la mouvance des années 1970, on assiste, dans certains milieux, à une certaine radicalisation dans l'analyse des problèmes sociaux. En effet, sous l'influence de la pensée marxiste, au Québec comme ailleurs, on commence à aborder les problèmes sociaux comme des problèmes idéologique, politique et économique. Par exemple, l'analyse de Pelletier (1978) sur les politiques sociales de même que celle de David et Maheu (1970) sur les problèmes sociaux urbains au Québec illustrent cette façon de voir. Cette orientation nous mène directement à la question du pouvoir ; particulièrement à propos de la reconnaissance et de la définition du problème. Bref, compte tenu des différences de classes sociales, les situations sociales sont perçues et définies différemment par les divers groupes sociaux. Voilà pourquoi, selon cette perspective, les problèmes sociaux ne sont pas de nature exclusivement sociale ou humanitaire, mais ils comportent aussi des dimensions politiques et économiques le plus souvent masquées.








Plus en continuité qu'en rupture avec le courant interactionniste, les constructivistes mettent l'accent sur les processus de construction sociale des problèmes sociaux. Pour ces derniers, un problème social est le résultat des démarches d'individus ou de groupes concernant des demandes de modification de certaines conditions sociales (Spector et Kitsuse, 1977, p. 75). Cette perspective déplace l'attention traditionnellement portée sur les conditions objectives vers le processus par lequel se construisent les définitions de problèmes sociaux. Cette perspective opère un changement important dans l'analyse des problèmes sociaux en mettant l'accent uniquement sur les processus de construction subjective des problèmes sociaux et en abandonnant ainsi l'idée selon laquelle les problèmes sociaux correspondent à des conditions objectives empiriquement vérifiables. Ainsi, le constructivisme vient accentuer la vision selon laquelle un problème social est un processus construit (Spector et Kitsuse, 1977). Selon cette perspective, la naissance des problèmes sociaux dépend de l'existence d'individus et de groupes qui définissent une situation comme problématique. Ces auteurs estiment que la question du choix des solutions pour faire face aux problèmes sociaux donne souvent lieu à des débats et à des conflits entre les participants dans le but non seulement d'imposer leur vision mais également d'obtenir des ressources. Ils croient que ces débats doivent être considérés comme faisant partie du processus de définition d'un problème social et être au centre de l'analyse.

Langlois (1994) souligne que, dans cette perspective, le problème social est posé comme une revendication, le plus souvent basée sur l'énoncé d'un droit particulier et il cite l'exemple des débats autour de l'avortement. Ces débats illustrent comment un problème social peut être construit comme une revendication. Conséquemment, la perspective constructiviste étudie les problèmes sociaux en partant des individus et des groupes qui parviennent à les faire émerger en tant que problèmes et en mettant l'accent sur les intérêts respectifs de ceux qui participent à la définition de ces problèmes. Pour ce faire, Spector et Kitsuse ont proposé un modèle d'analyse séquentiel de l'évolution des problèmes sociaux en diverses étapes (voir plus loin).




Au cours des années 1980, plusieurs auteurs (Lesemann, 1981 ; Drolet, 1989 ; Beaudoin, 1990) ont montré que le modèle de la gestion des problèmes sociaux par les populations cibles va s'imposer de plus en plus, au Québec comme ailleurs. Par exemple, pour Castel (1981, p. 127), la « gestion prévisionnelle des profils humains » est désormais réalisable avec l'informatique. Il devient ainsi possible « de constituer des flux de population selon n'importe quel critère de différenciation, en particulier les anomalies physiques ou psychiques, les risques dus à l'environnement, les carences familiales, etc. » (1981, p. 131). Désormais, ce nouveau savoir devient un instrument central pour l'élaboration d'une politique de prise en charge de ces populations dites « à risques » et vers une analyse des problèmes sociaux selon l'identification de groupes cibles : jeunes, familles monoparentales et personnes seules. De même, Delcourt (1991) insiste sur le fait que désormais les problèmes sociaux sont surtout analysés en termes de risques sociaux, dont notamment les risques écologiques et biologiques. Plusieurs travaux ont bien montré que ces risques vont en croissant : « Qui ne connaît, après Tchernobyl, ce que signifient les risques nucléaires et d'irradiation ? Qui n'est pas sensibilisé aux désastres écologiques qui résultent d'accidents survenus à des pétroliers, aux risques écologiques que constituent pour la nature et pour l'homme les pesticides et les fertilisants ou encore les colorants, les pollutions chimiques multiples et les pluies acides ? Qui peut se sentir à l'abri des dangers qui découlent de l'effet de serre ou de la destruction de la couche d'ozone ou encore à l'abri des risques d'une guerre nucléaire, bactériologique ou chimique ? » (Delcourt, 1991, p. 15). Mais les nouveaux problèmes sociaux découlent aussi des violences entre les hommes (violence conjugale, violence à l'égard des enfants et des personnes âgées). Ceci nous amène à aborder un autre modèle, celui de l'approche écologique.






De la pensée écologique semble émerger un nouveau paradigme qui présente des ruptures épistémologiques importantes avec certaines théories ou paradigmes qui l'ont précédé (Beaudry et Chamberland, 1990). Les principaux concepts du modèle écologique sont les suivants (Bouchard, 1987). Le chronosystème : ensemble des considérations temporelles (âge, durée, synchronie, etc.) qui caractérisent un événement. Le macrosystème : ensemble des croyances, des valeurs, des normes et des idéologies d'une communauté qui sont le reflet et la source des conduites individuelles et institutionnelles. L'exosystème : endroits non fréquentés par le sujet en tant que participant mais dont les activités ou décisions touchent ou influencent son rôle dans le microsystème (conseils d'administration, institutions civiles et légales, etc.). Le mésosystème : ensemble des relations intermicrosystémiques. On s'y préoccupe de continuité et de compatibilité. Le microsystème : endroit assidûment fréquenté par le sujet où l'on peut discerner un schéma d'activités, des rôles, des interactions. L'ontosystème : ensemble des caractéristiques, des états, des compétences, des habiletés ou déficits d'un individu ; peuvent être innés ou acquis. L'importance que revêt l'approche écologique tient au fait qu'elle permet de découvrir l'interdépendance entre les éléments d'un même système ou entre les systèmes entre eux. Par exemple, Bouchard (1994) et son équipe ont développé une perspective écologique du problème de la violence à l'égard des enfants dans laquelle ils accordent une place importante à l'impact des phénomènes environnementaux sur la relation parent-enfant.







Au-delà de cette grande diversité apparente dans les cadres théoriques de référence, nous pouvons dire que nous sommes globalement en présence de trois grandes traditions dans l'analyse des problèmes sociaux : la tradition objectiviste, la tradition subjectiviste et la tradition constructiviste (Delcourt, 1991).

D'abord, les objectivistes s'efforcent de développer une analyse objective et quantitative des problèmes sociaux. Cette perspective témoigne d'une volonté d'appliquer la méthodologie scientifique à l'analyse des problèmes sociaux. La recherche sociale est essentiellement d'orientation quantitative et il s'agit alors de pratiquer un traitement statistique des données. Les recherches sur la pauvreté en constituent de bons exemples. Toutefois, cette vision objectiviste qui se caractérise par la recherche de causalités sera par ailleurs « dénoncée en raison de son caractère structuraliste et déterministe qui paraît enlever à l'homme tout libre arbitre » (Delcourt, 1991, p. 5).

Dans la perspective subjectiviste, « la qualification d'un phénomène en tant que problème social n'est pas à rechercher dans l'essence de l'acte [...] ou encore dans la nature de l'événement qui se produit mais dans la qualification et la dénonciation de ce comportement [...] » (Delcourt, 1991, p. 3). Dans cette optique, l'objectif analytique « est d'analyser où, quand et comment naissent et s'affinent la définition, la qualification et la classification des actes ou des événements ou encore la désignation/stigmatisation des personnes impliquées et finalement leur dénonciation et leur accusation » (Delcourt, 1991, p. 3). De ce point de vue, tout se passe comme si actes, intentions ou comportements déviants n'existaient que parce qu'ils sont désignés comme tels et que la déviance par exemple n'existe pas en soi. Dans ce courant, le rôle du chercheur se borne à reconnaître les problèmes sociaux tels qu'ils sont perçus.

Pour sa part, Delcourt estime que les perspectives objectivistes et subjectivistes sont toutes deux marquées par une certaine limite dans le regard : « D'une part, il y a celle des acteurs en interaction, des témoins et des personnes informées et, d'autre part, celle du ou des spécialiste(s) qui partant du point de vue propre à leur discipline analysent les phénomènes [...] » (Ibid.). Mais au lieu d'opposer ces deux perspectives d'analyse, Delcourt (1991) insiste sur leur complémentarité et l'utilité de développer une troisième tradition analytique : le constructivisme.

Dans cette dernière perspective, comme on l'a déjà signalé, les problèmes sociaux sont abordés en termes de constructions sociales puisqu'ils sont l'objet de multiples définitions de la part d'une diversité d'acteurs sociaux : « de la part de ceux qui les créent en étant à l'origine d'une situation ou d'un comportement dérangeant ; de la part de ceux qui les subissent ou en pâtissent, comme aussi de la part de ceux qui de l'extérieur les perçoivent, les étudient et, dans certains cas, les traitent » (Delcourt, 1991, p. 3).





L'objectif de cette première partie est essentiellement de présenter les principales perspectives d'analyse des problèmes sociaux. Pour introduire la question, le texte de Belhassen Redjeb, Robert Mayer et Marcelle Laforest, de nature théorique, aborde la définition du concept de problème social et présente les principaux courants théoriques qui ont prévalu, au cours des dernières décennies, dans l'analyse sociologique des problèmes sociaux. À la suite de la perspective déjà suggérée par Fernand Dumont (1994), les auteurs présentent les cinq perspectives suivantes : celle de la pathologie sociale, celle du comportement déviant, celle de la désorganisation sociale, celle du conflit social et, enfin, celle de l'interactionnisme symbolique. Ces théories, pour la plupart, sont associées à la pensée fonctionnaliste qui sera dominante dans la sociologie américaine des problèmes sociaux jusqu'à la fin des années de 1960 environ. Le texte suivant de Robert Mayer et Henri Dorvil revient un peu sur cette évolution en approfondissant la perspective de la pathologie sociale, celle du fonctionnalisme et, finalement, les théories de l'ordre et du conflit, illustrant par là que les éclairages théoriques commencent à se diversifier. Cette diversification va s'accentuer par la suite, comme le montre le texte de jean Poupart, avec l'influence grandissante de la perspective de l'interactionnisme symbolique et les théories de la réaction sociale et de l'étiquetage dans l'analyse des problèmes sociaux. Pour sa part, Robert Mayer souligne qu'au cours des années 1980 c'est l'approche du constructivisme qui commence à s'imposer. Plus en continuité qu'en rupture avec le courant précédent, ce courant théorique met l'accent, comme son nom l'indique, sur les processus de construction sociale des problèmes sociaux. Sans prétendre encadrer tous les textes qui suivent, soulignons que plusieurs d'entre eux se réfèrent, plus ou moins explicitement, à l'un ou l'autre de ces courants de pensée.

Après cette revue de la littérature sur les grandes tendances de la littérature analytique suit un certain nombre de chapitres sur des analyses qui illustrent bien le recours de ces modèles dans l'analyse de problèmes sociaux dans des domaines plus particuliers ou spécifiques. C'est le cas, par exemple, du texte de Amnon Jacob Suissa qui porte sur le phénomène de la construction sociale de la maladie de l'alcoolisme en Amérique du Nord. Il s'efforce de comprendre comment et pourquoi le discours médical dominant dans le domaine de l'alcoolisme le définit comme une maladie plus ou moins permanente bien que de nombreuses recherches scientifiques soutiennent le contraire, et ce, depuis longtemps. Après une analyse historique du discours et des pratiques, l'auteur estime que l'alcoolisme constitue bel et bien un problème social et non un problème médical. Ensuite, David Cohen poursuit cette réflexion sur la médicalisation des problèmes sociaux en soulignant que ce phénomène s'accentue dans nos sociétés contemporaines. Afin d'illustrer son propos, il analyse les récents travaux sur la médicalisation de divers comportements ou phénomènes sociaux tels que la mort, le suicide, la grossesse, la ménopause ou encore l'obésité et le tabagisme. En conclusion, il réfléchit sur les implications pour les intervenants psychosociaux.

Dans une perspective proche des précédentes, Michel Desjardins aborde la déficience intellectuelle comme un construit culturel. Il montre que depuis une quarantaine d'années environ, les diverses disciplines des sciences sociales, et plus particulièrement l'anthropologie, ont analysé successivement les fondements culturels de la déficience intellectuelle, l'origine sociale de certaines souffrances vécues par les personnes ainsi classées, et plus récemment, elles ont remis en question l'efficacité des pratiques dites de rééducation sociale. De même, Henri Dorvil s'interroge sur les origines multiples et ambiguës du concept de handicap et il illustre, à l'aide de divers exemples, sa forte prégnance dans la vie quotidienne. À l'aide d'une revue de littérature, il montre la diversité de sens que prend le discours sur ce concept : d'un côté, le handicap comme désavantage et de l'autre, le handicap comme avantage. Dans une réflexion sur l'intervention, il met l'accent sur l'acquisition des habiletés sociales ainsi que sur la contribution des nouvelles technologies dans l'intégration sociale des personnes ayant une incapacité physique.

Tout en demeurant dans le domaine sociosanitaire, Luc Blanchet traite des pratiques de prévention des problèmes psychosociaux et de promotion de la santé et du bien-être en les considérant comme des modes d'intervention complémentaires. Décrivant les principales caractéristiques de ce nouveau champ d'intervention, il dégage, après avoir réalisé un bilan de la recherche dans ce domaine, trois déterminants majeurs de l'état de santé et de bien-être des individus et des collectivités, à savoir le revenu et la situation sociale, l'environnement social et les ressources psychologiques personnelles. Comme ces facteurs interviennent de façon interactive et relative selon les individus et les milieux, l'auteur formule quelques suggestions pour l'intervention.

Par ailleurs, l'importance de la dimension comparative dans l'analyse des problèmes sociaux est illustrée par le texte de Isabelle Astier et Jean-François Laé qui analysent l'évolution de la question sociale et celle de l'exclusion en France. Dans l'ensemble, les auteurs formulent un constat plutôt pessimiste en dénonçant le double jeu de l'État qui, d'une part, souhaite garantir l'égalité sociale notamment par le régime de sécurité sociale et, d'autre part, se compromet avec une logique de l'injustice. Finalement, Daniel Holly analyse les problèmes sociaux dans le contexte très actuel de la mondialisation. Processus historique d'importance, la mondialisation correspond à une phase du développement du capitalisme. Pour les uns, ce processus est bénéfique dans la mesure où il contribue au renforcement de l'économie mondiale alors que, pour d'autres, il est dangereux tant pour les économies que pour les systèmes politiques nationaux. Mais quelles que soient les évaluations, les dirigeants économiques et politiques sont interpellés pour mettre en place des politiques pour alléger la détresse matérielle ou psychologique des couches défavorisées affectées par cette évolution et pour faire face aux nouveaux problèmes sociaux que ce nouvel ordre des choses engendre à l'échelle planétaire.





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