3366763399909077
recent
أخبار ساخنة

تدبير فسم متعدد المستويات

الخط



















La classe multi niveaux est plus difficile à organiser que toute autre classe, mais cette difficulté ne veut pas dire impossibilité si on adopte quelques principes.

Premier principe : on travaille sur la durée du cycle. Les programmations sont construites sur les 3 années du cycle (année 1, année 2, année 3) plutôt qu’en termes de CE2-CM1-CM2. Même si l’enseignant est de passage dans la classe (pour 1 an), il construit son travail à long terme et laisse trace de ce qui a été vu pour son successeur. Rien de plus désagréable pour un nouvel arrivant que de se retrouver sans documentation et d’être obligé de questionner les élèves ou d’emprunter les cahiers pour essayer de connaître les acquis antérieurs. Cette programmation sur la durée oblige à se fixer des objectifs précis par périodes (ex : Toussaint, Noël…) et à faire des choix prioritaires.

Deuxième principe : Dans une classe CE-CM qui associe deux cycles, on adapte les programmes en fonction des disciplines.
On peut décider d’associer les CE1-CE2 pour certaines matières (ex : découverte du monde-sciences), de travailler avec le CE1 seul pour d’autres (ex : lecture-production d’écrits). Il s’agit d’être clair : certaines matières seront plus développées que d’autres, l’emploi du temps n’est pas extensible. D’où l’intérêt évident de connaître les points déjà étudiés les années précédentes : on a moins de temps pour enseigner le programme à tous les niveaux de la classe, il s’agit donc d’éviter à tout prix les redondances d’une année sur l’autre.

Troisième principe : apprendre aux élèves à travailler en autonomie : peut-être le point le plus important. L’enseignant n’a pas de temps à « perdre », il passe déjà d’un niveau à l’autre sans beaucoup de répit, il ne s’agit pas en plus de repréciser chaque jour les règles d’organisation de la classe, les travaux à faire quand on a terminé l’exercice du jour ou les consignes de présentation. Il n’est pas non plus acceptable que les élèves en travail autonome interrompent sans arrêt l’enseignant occupé avec un autre groupe. Quelques règles de vie rédigées collectivement en début d’année ne suffisent pas, il faut :
associer les élèves aux problèmes de la vie en collectivité, ce qui signifie en clair :
-          leur attribuer des responsabilités programmées (des tâches, des métiers, des services) pour lesquels ils sont volontaires.
-          leur donner la parole régulièrement (débats, conseils de classe) où tous les problèmes seront discutés en commun (discipline, manquement aux règles, droits et devoirs, …) et établir une trace écrite de ces échanges qui restera affichée.
apprendre aux élèves à utiliser les outils de la classe (cahiers, fichiers, manuels, documentaires). Une période d’apprentissage est nécessaire en début d’année (utilisation, progression, autoévaluation, rangement). Le travail consiste aussi à apprendre à lire seul une consigne, à connaître les règles de présentation pour un exercice donné (ex : situation problème). Le temps perdu en début d’année à cet apprentissage est du temps gagné ensuite. L’élève doit avoir à sa disposition un ouvrage référent (aide-mémoire, règles, modèles de présentation, exemples)
donner aux élèves la possibilité d’organiser leur travail (travail individuel, contrat) sur la semaine pendant des horaires prévus à l’emploi du temps (et non pas une fois le travail terminé, ce qui profite uniquement aux bons élèves)
essayer de mutualiser les potentiels des élèves (aide des plus grands vers les plus petits pour certaines tâches bien précises, évaluation en binômes, essai de tutorat …)

Quatrième principe : mettre en œuvre des projets de classe avec des objectifs à long terme (ex : un journal scolaire, un roman, un projet d’écriture, une recherche documentaire pour un exposé, une pièce de théâtre, un compte rendu,  …) où on pratique le mélange de niveaux pour assurer un minimum de cohérence au groupe classe qui est déjà morcelé. Ces projets ont vocation à être mis en forme et communiqués (aux autres classes, aux parents, à la communauté éducative) sous formes diverses (affichage, recueil, enregistrements, montage multimédia, site Internet…). Pas de projet sans une finalité bien connue de tous (motivation) et un schéma précis des étapes de mise en œuvre.


Pas de secrets : il faut utiliser des outils adaptés, construits par l’enseignant, par l’élève mais aussi présents dans le commerce.

Outils de l’enseignant



Emploi du temps
Il doit être détaillé et lisible par les élèves en tenant compte :
-          de tous les niveaux de classe
-          de la disponibilité de l’enseignant pour un niveau (utiliser un code couleur)
-          de moments de travail individualisés (contrats, ateliers, projets)
-          des disciplines communes à plusieurs niveaux
-          des échanges de services et intervenants extérieurs
Programmations
Par cycles (et non à l’année) et ceci dans toutes les disciplines avec des objectifs par périodes.
En classe à cours multiples, ce travail préalable est indispensable. Il nécessite une adaptation des programmes officiels.
Outils de l’élève


Aide mémoire
C’est un référent essentiel de l’élève qui l’accompagne sur la durée du cycle et qui regroupe :
-          Des règles dans les disciplines fondamentales (maîtrise de la langue, maths). Ces règles sont élaborées en commun au moment de la synthèse de la séance d’apprentissage.
-          Des aides méthodologiques (comment présenter ? comment lire un énoncé ? procédures de construction, …)
-          Des exemples (figures géométriques, phrases clés en ORL, …)
-          Des aides à l’écriture (verbes d’incise, registre de vocabulaire par thèmes, mots de liaison, …)
Cahier de texte
Préférable à l’agenda, c’est un outil de planification du travail. Il doit être renseigné avec rigueur et n’a de réelle utilité que si le travail de l’élève est programmé (ex : leçon de géographie à revoir pour la semaine suivante) et si on lui apprend à s’en servir par de nombreux rappels (que mettre dans son cartable ?)



Les cahiers
Un mot d’ordre : la rigueur dès le début d’année (dans l’écriture, la présentation, le collage de documents …) à partir de situations étudiées collectivement (trace dans l’aide-mémoire)
Pour le maître qui ne peut pas suivre le travail de l’élève au moment où il le réalise (pris par un autre groupe) et qui évalue souvent le travail après l’école, les cahiers de classe deviennent des documents de liaison. Un mot d’appréciation du maître est indispensable (et pas le « vu » que l’on trouve fréquemment et qui ne donne aucune indication à l’élève). Cette appréciation positive ou négative est d’autant plus juste que les consignes de travail sont précisées et les critères de réussite connus des élèves. On ne peut évaluer que par rapport à des attentes explicites.
Supports pédagogiques




Les manuels 
Le choix des manuels est essentiel.
Il peut s’avérer préférable de posséder un nombre limité (4 à 5 exemplaires) de manuels différents dans certaines disciplines (ex : découverte du monde, sciences, histoire, géographie) pour organiser des ateliers de recherche documentaire sur un point du programme.
Dans les disciplines fondamentales, des séances d’apprentissage du manuel sont fortement conseillées. L’enfant autonome sera souvent seul devant son livre ou son extrait avec un ou deux exercices à effectuer. Apprenons à l’élève à se servir de son support (comment lire la consigne? que lire ? comment sélectionner les informations essentielles ? que faut-il écrire exactement ? doit-on recopier la question ? comment présenter son travail ? faut-il passer à la ligne ? autocorrection ou pas ? évaluation en binômes ? …)





Les fichiers
La classe à cours multiple nécessite un fort pourcentage de travail personnel de l’élève. Les supports fichiers de tout type s’avèrent indispensables à cette mise en œuvre. Le principe du contrat à la semaine est intéressant avec des acticités imposées par le maître et des activités complémentaires en fonction de la capacité de l’élève. Au moment de la découverte d’un nouvel outil, il faut encore prendre le temps (2 à 3 séances collectives) de bien étudier son fonctionnement avec les élèves.
Préférer des fichiers autocorrectifs, avec des consignes simples et permettant une progression dans la difficulté. Plusieurs outils du commerce sont disponibles.
En lecture et production d’écrits (travail sur le sens, courts romans, vocabulaire)
En mathématiques (raisonnement, dessin géométrique)
En activités pluridisciplinaires (méthodologie, mémoire)
Au fur et à mesure, le maître trouve, classe et construit ses propres outils (sélection de textes résistants demandant une compréhension fine, grilles de mots croisés, extraits d’œuvres, progression autour d’une notion, situation problème …) mais il ne peut pas tout inventer.


Le matériel
En complément des fichiers, des ateliers de travail utilisant du matériel adapté permettent des entrées plus ludiques (activités complémentaires) à partir du moment où l’élève suit une progression adaptée:  tangram, formes géométriques, jeux de construction, jeux de réflexion, activités logiques …
Ces « jeux » scolaires peuvent faire partie intégrante d’un projet de classe (ex : comment adapter un jeu de « trivial poursuite » aux programmes scolaires ? construire des dominos mathématiques, des jeux de familles sur une notion …)

Le minimum pour démarrer

Ø  Planifier son travail à l’avance (emploi du temps, programmations, objectifs par périodes)
Ø  Privilégier le moment d’accueil (programme de la journée, rappel des règles, échanges oraux)
Ø  Posséder 2 ou 3 fichiers adaptés bien étudiés par le maître
Ø  Programmer 2 ateliers de travail individuel dans la semaine pour chaque niveau
Ø  Mettre en œuvre 2 projets de classe sur l’année

Et surtout, mettre en œuvre un climat propice au travail (coopération, vraies responsabilités aux élèves, conseil de classe)

Jean Luc Despretz  CPC Landivisiau                 Juin 2005


نموذج الاتصال
NomE-mailMessage