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معاني العنف في المدرسة

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LA VIOLENCE A L’ECOLE


Lexique
Arbitraire : L’arbitraire indique l'exercice d'une autorité sans référence à une discussion ou à une loi, une décision qui ne relève que de celui qui la prend, de son caprice ou de sa sagesse. Il faudrait que les décisions soient le plus possible le résultat d'une discussion suivie d'un accord. Le compromis est l'opposé de l'arbitraire.
Incivilité : L’incivilité est le manque de courtoisie, de politesse. Elle désigne également un comportement ou un acte qui manifeste l’ignorance ou le rejet des règles élémentaires de la vie sociale.
Injures : Une injure est une parole qui blesse de manière grave et consciente (insulte). Elle désigne également une action qui offense.
Violence : La violence est le caractère de ce qui se manifeste, se produit ou produit ses effets avec une force intense, extrême et brutale. Elle désigne également la brutalité, le caractère de quelqu’un qui est emporté, agressif ou l’extrême véhémence dans les propos ou le comportement.
La violence peut entraîner trois réactions : la fuite, la soumission ou l’agression.


L’agressivité
Définition
Au plan moral, l'agressivité signifie le non-respect de l'autre.
Les différentes formes d’agressivité sont : L'agressivité physique ; L'agressivité verbale ; L'agressivité mimée ou symbolique, comme le rejet ; L'agressivité détournée, comme s’en prendre à un plus faible ; L'agressivité développée dans l'imaginaire, dans le dessin ou la fiction.

Rôle de l’enseignant
Le rôle de l'enseignant est d'apprendre à l'élève agressif à exprimer autrement son agressivité, de manière réglée, ludique, symbolique. Son rôle est aussi d'amener l'élève soumis à savoir se défendre, en lui apprenant à s'exprimer, à ne pas céder sans compétition, …
L'enseignant pourra agir sur certains facteurs favorisant l'agressivité:
-      Les conditions matérielles : bruit, espace restreint, surnombre... ;
-      Les conditions psychologiques : peur, souffrance, fatigue, rivalité ... ;
-      Les conditions pédagogiques : autoritarisme ou laisser-faire.


La violence à l’école
La violence à l'école est le fait des « interactions » de ses différents acteurs les uns sur les autres. Il y a différents types de violence : violence entre élèves, violence entre enseignant et élèves, violence de la rue ou du quartier et se poursuivant jusque dans l'école, « violence de l'école » pour des élèves dévalorisés par un échec grave et sans espoir...
Les causes sont complexes. Elles sont à la fois externes et internes à l'école :
-      Causes externes : chômage, familles à la dérive, intrusion de la violence extérieure, banalisation de la violence télévisuelle... ;
-      Causes internes : dévalorisation d'élèves en échec, besoin de reconnaissance de l’élève et de l’enseignant, place de la parole de l’élève, pédagogie peu adaptée, manque d'éducation civique...
L'enseignant ne peut ni agir seul. L'essentiel est sans doute de donner du sens au travail et à la discipline.


La violence dans la classe
La violence est un élément constitutif de l’éducation. La violence crée l'angoisse. En classe, élèves et professeurs n'échappent pas à cette angoisse, que la violence s'exprime ou se contienne. Dès lors qu'il y a de la violence contenue dont on sait qu'elle risque de s'exprimer, il y a ce malaise, générateur de violence.








Les réponses à la violence
Mention de la violence dans les programmes
Extrait de l’introduction du chapitre « Vivre ensemble »
Il appartient aux enseignants qui en ont la responsabilité de structurer la vie collective en explicitant, plus encore qu’à l’école maternelle, les règles qui permettent son déroulement harmonieux. Les élèves commencent à accepter de considérer leurs actions du point de vue de leurs camarades, sinon du point de vue général. Ils découvrent que les contraintes de la vie collective sont les garants de leur liberté, que la sanction, lorsqu’elle intervient, ne relève pas de l’arbitraire de l’adulte mais de l’application de règles librement acceptées. Ils apprennent à refuser la violence, à maîtriser les conflits et à débattre des problèmes rencontrés en tenant leur place dans les réunions de régulation qui sont inscrites à l’emploi du temps.

Extrait de « Participer pleinement à la vie de son école »
En continuant à apprendre à débattre avec ses camarades, l’élève comprend tout ce que la confrontation à autrui apporte à chacun malgré ses contraintes. Écouter l’autre est une première forme de respect et d’acceptation de la différence.
Ce respect de la différence, dans la mesure où il ne porte pas atteinte aux valeurs universelles des droits de l’homme, a de multiples autres occasions de s’exercer : lutte contre les formes quotidiennes de rejet, accueil du nouvel élève isolé, intégration d’un enfant handicapé. Les divers champs disciplinaires le renforcent et en montrent l’intérêt.
Ainsi les sciences expérimentales font mieux comprendre les différences entre garçons et filles, l’histoire et la géographie ou les arts les différences culturelles. L’éducation physique oblige à respecter le concurrent ou l’adversaire.
Si l’éducation civique ne peut se limiter, comme on le croit trop souvent aujourd’hui, à une lutte quotidienne contre les actes de violence, l’école doit demeurer un lieu où toute agression, même verbale, doit être impérativement combattue. Lutter contre celle-ci suppose une action de tous les instants, qui déborde très largement le domaine de l’éducation civique (littérature, sciences, arts, éducation physique et sportive…).
Une attention toute particulière est portée aux situations qui peuvent l’engendrer : mise à l’écart, échec scolaire, ennui en récréation ou pendant la pause du déjeuner. Toute situation de violence constatée doit faire l’objet, lorsqu’elle a été circonscrite, d’une réflexion individuelle et collective qui en facilite la prévention.

Les textes ministériels
Mis en place en 1997, le plan de prévention et de lutte contre la violence en milieu scolaire se généralise progressivement. Deux axes sont privilégiés :
-      Réaffirmer le rôle de l'école comme promoteur de l'égalité des chances : La réussite scolaire et les perspectives de promotion sociale sont en effet les meilleures armes en matière de prévention de la violence.  Ce qui rend légitime un traitement différencié des élèves en fonction de leurs handicaps de départ… En d'autres termes, il s'agit de concentrer les efforts vers ceux qui en ont le plus besoin. Les groupes de niveau ne facilitent pas les apprentissages, creusent les écarts entre les élèves et génèrent de la violence.
-      Réaffirmer la légitimité de l'autorité et replacer la règle au coeur de l'acte pédagogique : L'explicitation du règlement intérieur et du régime des sanctions contribue largement à améliorer le climat des établissements.

Les dispositifs pédagogiques
-      Les pédagogies de la coopération attendent apporter une solution à la violence. Pour Freinet, coopérer, c'est oeuvrer ensemble au même but.
-      Le projet de classe ou l'organisation régulière d'échanges sociocognitifs dans les situations d'apprentissage peuvent constituer des formes de coopération entre élèves, dans lesquelles ils apprennent à s'écouter, argumenter, évaluer l'état du travail sans s'agresser, comprendre des points de vue différents, prendre des décisions communes et s'y tenir, s'organiser...
-      Pour la pédagogie institutionnelle, le maître, responsable légal de la classe, y institue un temps et un lieu, le conseil, destiné à l'analyse et à la résolution des conflits, et à l'adoption de règles.

La médiation

L’agressivité s’exerce dans son passage à l’acte, comme une décharge d’énergie : frapper, cracher, insulter, ironiser, juger sont des actes agressifs. Ce sont ces actes qui sont le propre de la communication conflictuelle. Le conflit est l’expression d’une pulsion, celle qui vise à détruire l’autre. Dans une relation conflictuelle, il y a des choses importantes qui sont signifiées, mais qu’on ne peut entendre tant la violence agressive vise d’abord à faire souffrir plutôt qu’à signifier. La médiation, notamment par le travail de la parole, en conflit, est une source de déviation de la violence vers la construction du sens. Le langage et la connaissance sont des médiateurs. La mise à distance, l’apprentissage et la connaissance, la construction du sens du conflit sont assurés par une personne tierce. Quelqu’un qui vient se placer entre les protagonistes, qui vient interdire notamment les manifestations et les réactions agressives.  Le travail de la parole en médiation est un travail d’expression, d’élucidation et de construction : expression des points de vue, des ressentis, des valeurs et des croyances, et construction d’un acte symbolique, d’un acte de langage pour marquer la sortie du conflit et le changement de nature de la relation. Alors que le juge condamne et répare, le médiateur félicite les acteurs de la médiation pour ce travail d’expression, d’élucidation et de réconciliation.



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