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L’EDUCATION A LA CITOYENNETE


Document 1
Qu'est-ce que le civisme et la citoyenneté ?
Dans la littérature pédagogique, on trouve essentiellement sous ce nom un ensemble de valeurs... qui ne relèvent généralement pas du civisme ou de la citoyenneté mais de la socialisation. On peut en effet regrouper sous le terme de socialisation toutes les procédures pédagogiques qui n'ont en vue qu'un certain réglage social, comme l'ouverture à autrui, la tolérance, le respect mutuel, le sens de la responsabilité, etc.
Souvent aussi on trouve une pratique de l'élection scolaire et l'imposition de la règle de la majorité dans laquelle on croit discerner un apprentissage de la démocratie, etc.
Bien sûr, tout cela est - généralement - bon et il est du devoir de l'école de procéder à ces sortes d'apprentissages. Mais il n'est pas certain que ces objectifs concernent le civisme ou la citoyenneté. Car la socialisation, qui consiste dans le respect d'un certain modus vivendi permettant la coexistence avec autrui, n'est pas en soi une marche vers la citoyenneté et le civisme. Après tout, la socialisation s'obtient tout aussi bien, et même mieux, par une sorte de conditionnement qui fait admettre qu'il est plus économique, en termes d'efforts, de risques pris, etc., de reconnaître l'existence d'autrui que de chercher à la nier. La socialisation se trouve assez facilement au terme d'un calcul d'économie. Ne pas empiéter sur les droits d'autrui est le plus souvent moins coûteux que l'inverse car nier ses droits expose à une action en retour de sa part et même à une action en retour appuyée de toute la puissance de la société. Ainsi, respecter, par exemple, la propriété est pour chacun, personnellement, la manière la plus économique de vivre. Il en va de même lorsqu'on assume ses responsabilités ; on esquive la sanction qui ne manquerait pas de s'ensuivre dans le cas contraire. Etc. La socialisation est ainsi la mise en oeuvre de nombreuses valeurs de cette sorte, mais elle est une mise en oeuvre comme s'il ne s'agissait pas de valeurs, mais seulement de calculs en quelque sorte optimisés. Il vaut mieux faire ceci et éviter cela car l'ensemble coûte moins cher et rapporte davantage.
Et ne nous méprenons pas sur le mot « calcul ». Il ne s'agit pas seulement et même pas d'abord d'un calcul financier. Lorsqu'un enfant obéit à ses parents, c'est d'abord pour ne pas perdre leur amour et non parce qu'il approuve ce qu'on lui demande de faire.
De même, le jeune élève qui obéit à son instituteur cherche d'abord à ne pas perdre son estime. Il a donc intérêt à faire ce qu'on lui demande. C'est pourquoi on peut parler de calcul.
La citoyenneté au premier sens implique d'être présent et actif dans ce qu'on peut appeler l'espace public. Disons la République puisque aussi bien c'est le citoyen qui est la source de la chose publique, c'est-à-dire celui par qui la chose publique existe, et celui grâce à qui la chose publique reste conforme à ce qu'elle doit être. De ce point de vue, la citoyenneté se traduit par deux fonctions distinctes et complémentaires La première est constituante : le citoyen fait que la chose publique existe. La seconde est de surveillance : par lui, la chose publique se maintient dans ce qu'elle doit être.
La citoyenneté au second sens se déduit du premier. Lorsque le citoyen décide, ce n'est pas l'homme privé qui parle. Dans le rapport privé à autrui, par exemple avec un commerçant ou avec un ami, tel homme peut bien convenir de quelque chose. Mais cette convention ne dépasse pas le rapport de ces deux hommes entre eux. Celui qui promet à son voisin de venir l'aider n'engage que lui-même. De tels rapports sont des rapports privés. En revanche, lorsque le citoyen décide qu'il y aura liberté religieuse, il dit que cette liberté religieuse sera reconnue à tout homme, et pas seulement à lui-même et à ses proches. Il dit également que la liberté religieuse est une chose bonne en général, c'est-à-dire pour quiconque. Par là même, il dénonce les cas, les situations ou les lieux où cette liberté ne serait pas effective. Autrement dit, énoncer qu'il y aura liberté religieuse, c'est énoncer une règle qui concerne par principe l'humanité tout entière, en quelque circonstance qu’elle se trouve. L'espace public est ainsi bien différent de l'espace privé. Dans celui-ci, il n'y est question que de l'homme particulier. Dans celui-là, il n'est question que de l'homme en général, hors caractéristiques singulières.

Jacques Billard, « Enseigner le civisme et la citoyenneté », in Les Entretiens Nathan, acte VIII, L'Ecole contre l'exclusion, Nathan, 1998 (p. 52).


Document 2
La responsabilité de l'école républicaine est considérable. Oser parler, oser prendre la parole, c'est s'affirmer en tant que sujet, mettre de l'ordre dans ce que l'on dit, fixer son attention et son intérêt sur des objets précis. Prendre la parole, c'est s'exposer à autrui au lieu de s'imposer par la force. Prendre la parole, c'est prendre le risque – et avoir la chance d'être jugé, contredit ou conforté. C'est aussi parier sur l'écoute de l'autre. Autrement dit, c'est se former à l'exercice de la démocratie.
Faut-il pour autant créer des cours spécifiques pour apprendre à parler, introduire une nouvelle matière scolaire, à côté des mathématiques et de l'histoire, l'expression orale ? Ce serait inutile et réducteur. C'est évidemment l'ensemble de l'école qui doit devenir un lieu d'apprentissage de la parole. Enseignants, personnels administratifs, chefs d'établissement, personnels d'entretien, surveillants, tous doivent s'efforcer d'associer en permanence transmission des savoirs et socialisation. A cet égard, les personnels qui servent à la cantine devraient bénéficier d'une formation pédagogique et de la considération collective, car de leur attitude dépend aussi la qualité de l'écoute en classe de mathématiques. De même la position des enseignants à l'égard des questions matérielles conditionne le regard que les élèves porteront sur la femme de ménage. Le cloisonnement actuel des tâches, l'ignorance entre les différents corps du personnel, parfois le mépris affiché à l'égard de certains (quand ce n'est pas, au sein des enseignants, la condescendance des agrégés vis-à-vis des certifiés et le dédain vis-à-vis des auxiliaires), tout cela sape la portée éducative de l'école.
Reste que, au coeur de la cité scolaire, c'est bien, sûr dans la classe et dans l'acte même de transmission des savoirs que se forme la capacité à prendre la parole. Les enseignants fabriquent de la délinquance quand leur pédagogie et leur comportement démontrent aux élèves que le pouvoir toléré dans la classe est celui de la force, quand l'expression authentique et personnelle n'est jamais possible, la dissimulation objectivement encouragée, quand chacun doit serrer son poing dans sa poche parce qu'il sait qu'il ne peut pas (il n'en a ni les moyens, ni le droit) tenter de dire ce qu'il pense, expliquer ce qui l'aide à travailler, ce qui l'intéresse et les questions qu'il se pose.
Le principe selon lequel l'enseignement se fait par oral et se vérifie par écrit doit être remis en question. D'une part, parce que les élèves progressent très lentement à l'oral, d'autre part, parce que l'enseignement sous-estime considérablement le rôle de l'écrit comme vecteur d'informations. Puisque échouer à l'oral est beaucoup plus grave qu'à l'écrit – « c'est la honte », l'élève affiche ses lacunes aux yeux de tous -, il faut renforcer la maîtrise de l'expression orale, décisive tout au long de la vie personnelle et professionnelle. Préparer un exposé de cinq minutes et développer un argumentaire devant la classe, quel élève en est capable à la fin de l'école primaire ? Qui a eu l'occasion de s'entraîner à cet exercice pourtant élémentaire ? L'école échoue plus à enseigner l'art de la parole que celui de l'écriture, de la lecture ou du calcul. Elle fabrique, grosso modo, des muets, des bègues ou des gueulards ne connaissant que l'insulte.
Or le rôle de l'école, c'est de donner la parole à ceux qui ne la prennent jamais, convaincre les silencieux qu'ils bénéficient d'un espace de sécurité, la classe, où ils peuvent enfin parler à haute voix sans subir réprimandes, moqueries et jugements à l'emporte-pièce. On doit leur prouver qu'ils ne seront pas coupés avant la fin de leurs phrases, que leurs mots ne seront pas interprétés, déformés, répétés au conseil de classe ou à leurs parents. L'école ne retrouvera sa dignité et ne sera respectée que si elle est à la fois lieu d'erreur possible et de parole exigeante.

Philippe Meirieu, Marc Guiraud, L'Ecole ou la guerre civile, Plon, 1997 (p. 148-149).



L’EDUCATION À LA CITOYENNETE – CORRIGE

Les textes
Document 1 : Ce document est un extrait d’un ouvrage de Jacques Billard : « Enseigner le civisme et la citoyenneté », paru chez Nathan. Dans cet extrait, l’auteur souligne que les dispositifs pédagogiques favorisent la socialisation plutôt que les valeurs associées au civisme ou à la citoyenneté. Le comportement social des élèves est motivé par leur intérêt. Il se limite à des rapports privés, d’individus à individus. La citoyenneté concerne, elle, l’espace public.
Document 2 : Ce document est un extrait d’un ouvrage de Philippe Meirieu et Marc Guiraud : « L’Ecole ou la guerre civile », paru chez Plon. Dans ce livre, les auteurs préconisent la  redéfinition des objectifs et du fonctionnement de l’école. Selon eux, l'école laisse se développer l'illettrisme, l'échec social, la violence et donc encourage au repli sur soi. La refondation de l'école s'impose : obligatoire de 3 à 16 ans, composée de classes hétérogènes, où l'entraide soit une valeur supérieure à la compétition forcenée, cette école doit permettre à tous les enfants d'acquérir une véritable culture commune et un réel sens civique. Dans cet extrait, les auteurs soulignent la responsabilité de l’école et le rôle des enseignants dans l’exercice de la démocratie.

Proposition de plan pour l’exposé

1. Introduction
· Présentation des documents
· Thème : l’éducation à la citoyenneté
· Problème : L’élève est au centre de rapports sociaux. Ne peut-il pas développer le civisme et la citoyenneté par lui-même ou avec l’aide de ses parents ?
· Problématique : Peut-il y avoir une éducation à la citoyenneté à l’école ?
· Plan possible
-    Pourquoi éduquer à la citoyenneté à l’école ?
-    Activités et pratiques de la citoyenneté à l’école
-    Rôle du langage dans l’éducation citoyenne

2. Eléments pour le développement du plan
· Pourquoi éduquer à la citoyenneté à l’école ?
-    Définition de la citoyenneté : La citoyenneté se définit par l'appartenance à une communauté. Devenir citoyen, c'est se créer une identité par le partage et le respect de valeurs, valeurs de la République dans notre système de démocratie. La citoyenneté s’exerce au travers d’un certain nombre de droits et de devoirs.
-    La citoyenneté à l’école : De nombreux textes officiels portent sur l'importance de cet enseignement dont la place s'est renforcée au cours du temps.
§  Loi d'orientation de 1989 : « Le droit à l'éducation est garanti à chacun afin de lui permettre (...) d'exercer sa citoyenneté. »
§  En 1995, les programmes de l'école primaire comportent l'éducation civique (connaissance des institutions, de leur fonctionnement, de la vie démocratique) et l'apprentissage de la vie sociale qui sera abordée dans toutes les disciplines sous la rubrique des compétences transversales (règles de vie, prise de conscience de sa vie de citoyen, respect de l'environnement, éducation à la santé, à la consommation, à la sécurité).
§  La mise en place des initiatives citoyennes (BO n° 40 du 13 novembre 1997) a pour objectif de favoriser une mise en pratique de l'apprentissage de la citoyenneté et de la civilité.
§  Plusieurs rubriques sont présentées : apprendre à vivre ensemble (morale civique), à devenir citoyen (valeurs de la démocratie), à s'insérer dans la vie active, à lutter contre l'incivisme (politesse, tolérance, ...), apprendre les droits et devoirs de chacun. Ces apprentissages passent par la maîtrise des langages dans la mesure où leur non maîtrise nourrit un sentiment d'exclusion et ouvre la voie à l'agressivité et la violence.
§  Le BO n° 29 du 16 juillet 1998 rappelle que l'enseignement de l'éducation civique est obligatoire à l'école primaire et au collège et que les différentes disciplines développent l'éducation aux droits de l'homme et à la citoyenneté.
§  Le BO spécial n° 7 du 26 août 1999 définit les grands objectifs à atteindre dans le domaine de la citoyenneté, justifie le choix des connaissances et des concepts-clés, propose des pistes de travail, détaille des étapes et des principes de progression pour les cycles 2 et 3 (les droits de l'homme et ce qu'ils signifient, le suffrage universel, le pouvoir politique exécutif, la justice, ...).
§  Dans les nouveaux programmes de 2002, la nouveauté consiste à inclure dans les horaires disciplinaires 30 min de débats hebdomadaires à partir du cycle 2. Ces débats consistent à aider à la construction de la personnalité des élèves, à les responsabiliser dans leur rôle de citoyen et à passer de l'examen de cas singuliers à une réflexion élargie à la nation et à l'Europe. L’objectif est de renforcer les acquis du cycle 1 dans le domaine du vivre ensemble, mais aussi conduire une réflexion sur les problèmes de la vie sociale, sur la connaissance des institutions et de leur fonctionnement, sur les droits et devoirs de chacun, ... Toutes les disciplines sont concernées par ces apprentissages et en moyenne, une heure par semaine doit y être consacrée.
-    L'école se charge de l'éducation à la citoyenneté en garantissant la laïcité et la neutralité de son discours. Même si le document 2 indique que parfois les maîtres imposent leurs goûts et leurs convictions, l’enseignement de l’école se doit d’être objectif.
-    Il faut apprendre à l'enfant que sa seule présence dans l'espace public n'est pas suffisante. Il doit y participer activement. L’éducation à la citoyenneté expose les modalités de cette participation (document 1).

Transition : Les textes officiels montrent à quel point le problème de la citoyenneté occupe une part importante dans les objectifs prioritaires de l'Education Nationale. Cette éducation à la citoyenneté est mise en oeuvre au travers d’activités et de pratiques.

Activités et pratiques de la citoyenneté à l’école
-    Le document 1 fait une distinction entre socialisation et citoyenneté. La socialisation se réduit à la volonté intéressée d'entretenir de bonnes relations avec autrui. La citoyenneté est la conscience de ses droits et de ses devoirs, la volonté de juger dans l'intérêt commun.
Le dépassement des considérations purement privées ne va pas spontanément de soi. L'élève doit apprendre à tolérer d'autres idées que les siennes, à se décentrer de son propre point de vue, à accepter les différences, à maintenir toujours la possibilité du dialogue.
-    D’après J. Billard, la socialisation rend immédiatement possible un « calcul » des intérêts. La citoyenneté, au contraire, semble par nature être rebelle à toute forme d'apprentissage.
-    On peut éduquer l'enfant à opérer des distinctions qui lui font comprendre que la socialisation n'est pas suffisante. Il doit parvenir à une réelle prise en compte de l'autre, de ses désirs, de ses attentes, de ses droits et de ses devoirs. L'attitude du maître peut être à ce titre un modèle de socialisation réussie lorsqu'il respecte le personnel ou ses collègues.
-    Les enfants doivent expérimenter la citoyenneté par eux-mêmes. Ils peuvent, par exemple, prendre la parole au nom de leurs camarades, en s'engageant dans des décisions collectives, en débattant dans le cadre du cours.
-    Selon le document 1, l’éducation à la citoyenneté doit, au travers d’activités impliquant l’ensemble de la classe, montrer que « l'espace public est ainsi bien différent de l'espace privé » (ligne 51) car les règles énoncées « concernent par principe l'humanité tout entière » (ligne 50). L’éducation à la citoyenneté doit amener les élèves à considérer le point de vue universel. Ils doivent y reconnaître la garantie de leur propre liberté.
-    En plus du contenu des programmes, des structures spécifiques ont été mises en place. A l'école primaire, elles sont bien évidemment adaptées à l'âge des élèves. Le souci d'éducation citoyenne est présent dès la maternelle au travers notamment des règles de vie.
Au sein de la classe, on peut relever comme supports de réflexion les 30 minutes hebdomadaires, les débats, institutionnalisés par les programmes de 2002, mais aussi la pratique des « Conseils » et du « Quoi de neuf ? », l’élaboration des règles de vie de la classe avec les élèves, l'analyse du règlement intérieur de l’école, dès le cycle 2, la gestion de la coopérative de la classe, l'organisation des conseils des élèves pour résoudre des problèmes collectifs de vie dans l’école.
Depuis quelques années le désir d'initier les élèves à l'exercice de la démocratie se traduit par la création et des conseils municipaux d'enfants et du parlement des enfants.

Transition : L’école est un lieu d’apprentissage de la parole. Les activités et les pratiques de l’éducation à la citoyenneté montre que celle-ci ne peut se passer de la maîtrise de la langue.

Rôle du langage dans l’éducation citoyenne
-       Etre citoyen, c'est d'abord être un sujet capable de communiquer avec ses semblables, d'échanger des convictions personnelles… de s’exprimer.
-       Or, d’après Philippe Meirieu et Marc Guriaud, prendre la parole, « c'est aussi parier sur l'écoute de l'autre » (ligne 7). Il s'agit de pouvoir affirmer et, de s'affirmer autrement que par la violence, sans mépris pour l’autre.
Eduquer à la citoyenneté, c’est apprendre les règles du dialogue. Cela consiste notamment à « donner la parole à ceux qui ne la prennent  jamais » (document 2, ligne 42). Il s’agit leur faire prendre confiance en eux, à les pousser à exprimer leurs idées, à initier les élèves au respect mutuel. Pour Philippe Meirieu et Marc Guiraud, c’est les former à l’exercice de la démocratie (ligne 6). A l’école, la capacité à prendre la parole se forme dans la classe, par la transmission des savoirs (ligne 21).
-       Les Initiatives citoyennes encouragées par le ministère et visant l’apprentissage du « vivre ensemble » font toutes appel au langage, vivre ensemble supposant d’abord de parler ensemble. Le langage reflète le degré de maîtrise des passions, le degré de prise en compte de la présence de l’autre… Il suppose le respect de certaines normes langagières de groupes, souvent contradictoires entre elles (normes de l’école, de la famille, du groupe d’amis…). Le respect de l’autre dans le comportement langagier passe par le respect des tours de paroles, le contrôle de l’intonation, ...
-       Par exemple, la pratique du langage dans l’activité de représentation suppose une maîtrise spécifique de la langue (aisance verbale, capacité à affronter la parole des autres, capacité à affirmer son droit à la parole face à des personnes situées dans une position hiérarchique supérieure…). L’exercice de la délégation suppose quant à lui de s’informer, d’écouter les candidats, de leurs faire connaître ses opinions et revendications… tous paramètres qui supposent un exercice du langage en situation de démocratie active.
-       Concernant les règles de vie (citées précédemment), l’aisance acquise dans le domaine de la communication et du langage permet d’être plus exigeant. Les règles de la vie collective sont mieux comprises. Dès que possible, elles sont élaborées par les élèves. Les projets sont plus nombreux et préparés avec un souci plus grand de coopération. Chacun apprend à se situer dans un horizon plus large que celui de l’école : celui du quartier, de la commune, de la France.
Les élèves commencent alors à prendre conscience de la responsabilité de chacun dans la société. Ils découvrent l’articulation entre leur liberté et les contraintes de la vie en commun, les valeurs relatives à la personne et le respect qu’ils doivent aux adultes et à leurs camarades.

3. Conclusion
L’éducation à la citoyenneté à l’école a donc pour objectif de faire de l’élève un citoyen. Elle doit lui permettre d’exercer ses droits mais aussi lui apprendre à respecter ses devoirs.
La citoyenneté est un objectif prioritaire de l’Education Nationale. Elle reflète sans doute les préoccupations actuelles rencontrées dans et hors de l'école. Les objectifs fixés dans les programmes montrent le lien entre la maîtrise des langages, la violence et la notion de citoyenneté. Les réponses apportées par l'institution se situent sur l'axe des programmes et recommandations. Des structures se sont également développées au sein de l'école pour introduire, dans les pratiques au quotidien, des fonctionnements démocratiques sensés conduire les élèves à une appropriation des valeurs indispensables pour vivre dans la société démocratique qui est la nôtre.


Questions possibles lors de l’entretien
1. La neutralité éducative vous semble-t-elle envisageable ?
L’enseignant en tant qu’individu qui a fait des choix, n’est jamais neutre. Il doit le paraître en tant que maître.  En matière d’éducation, la neutralité consiste à favoriser l’échange avec les élèves dans l’élaboration des règles et dans la prise de décision. Elle privilégie l’apprentissage de la coopération, de l’autodiscipline et du respect de l’autre … des valeurs dépassant la personne de l’enseignant.
La neutralité est envisageable si elle est un principe régulateur, une nécessité pour la démocratie d’éduquer ses citoyens selon les valeurs universelles qui la fondent et non selon les convictions personnelles de l’enseignant.
2. Pourquoi l’égalité d’instruction est-elle la condition de la liberté individuelle ?
En tant que citoyen, chacun doit recevoir une instruction orientée vers l'éducation de la raison et l'exercice du jugement. L’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen indique que c'est le libre exercice du jugement, en tant que droit, qui est la condition de la liberté individuelle.
3. L’apprentissage de la vie collective n’est-il pas essentiel pour éduquer à la citoyenneté ?
Citoyenneté et collectivité sont deux notions liées. Etre un citoyen, c’est trouver sa place dans la cité. La citoyenneté est le rôle que doit assumer la personne au sein de la collectivité.

Ce rôle s’apprend dès l’enfance et notamment à l’école. L’appartenance au groupe amène l’élève à prendre en compte les conséquences de son comportement et de ses décisions sur la vie du groupe. Il développe ainsi son sens civique et se forme à la citoyenneté.


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